© 2008 Dr. Guy Spielmann 
Dernière mise à jour:
1er février 2008


Texte et écriture:Texte et types textuels

    Chaque jour, souvent sans y prêter attention, nous sommes en contact avec des dizaines, voire des centaines de textes, soit que nous les produisions nous-mêmes, soit que nous les utilisions pour nous informer, nous divertir, et accomplir les tâches les plus diverses.
    Cette familiarité tend à nous faire oublier que le texte ne va pas de soi, et que sa composition autant que sa lecture ne sont possibles qu'au prix d'un apprentissage et d'une expérience assez longs.
     Pour une grande partie, les études, et tout particulièrement les études supérieures, sont consacrées à l'amélioration des capacités de l'étudiant à travailler avec et sur des textes. Nous sommes donc tous capables de reconnaître un texte lorsque nous en voyons un, mais le problème se complique lorsqu'il s'agit de comprendre et de définir avec exactitude ce qu'est un texte, et ce qui n'en est pas un—et ce qui distingue un «bon» texte d'un autre moins bon.

1. Au-delà de la phrase: discours, énoncé, texte

     Une vision «traditionnelle» voudrait que le texte soit composé de phrases, parfois regroupées en sous-ensembles comme le paragraphe (prose), la strophe ou la réplique (théâtre). Pour les linguistes, c'est la phrase formée par l'association d'un sujet et d'un prédicat qui a longtemps constitué l'entité maximale passible d'analyse, tout ce qui se situe au-delà n'étant pas, à leur avis, modélisable.
     Plus récemment s'est développée une branche des sciences du langage consacrée au discours, c'est-à-dire justement à tout ce qui dépasse le niveau de la phrase: la «grammaire du discours» cherche ainsi à déterminer les règles qui s'appliquent non à l'intérieur de la phrase, mais entre plusieurs phrases. La pragmatique, de son côté, s'intéresse à l'énoncé, c'est-à-dire au message linguistique considéré dans le contexte de sa production effective à un moment donné et en un lieu donné, et qui exprime le point de vue de l'émetteur (l'énonciateur) en fonction de celui du récepteur (l'énonciataire). Dans cette perspective, le discours est constitué par une séquence d'énoncés formant un tout autonome.
     Si toutefois le texte, en surface, se présente généralement sous une forme linéaire (une suite de phrases ou d'énoncés qui a un début et une fin supposant un ordre de lecture), il est possible de l'envisager à partir de sa structure profonde qui, elle, doit se concevoir hors du déroulement unidirectionnel qui se présente à nos yeux. A l'origine du texte, on doit ainsi postuler l'existence d'un système dont les unités sont non des phrases, mais des idées exprimées par des propositions, et liées par des relations virtuelles. C'est pourquoi le travail du texte—la lecture autant que la production—passe nécessairement par l'établissement d'un plan, c'est-à-dire par l'explicitation schématique de la structure.

Ces relations, représentées ici par des lignes fléchées en pointillés, représentent des possibilités de rapports entre les propositions (cause, conséquence, parallélisme, analogie, contradiction partielle ou totale, etc.) qui ne se matérialiseront pas toutes au niveau de surface du texte, où seul un agencement des propositions est possible (c'est la «disposition» de la rhétorique). Lorsque plusieurs agencements, et donc plusieurs ordres de lecture également valables sont possibles, on parle d'hypertexte.
     Dans le discours, ces relations se matérialisent souvent par des connecteurs syntaxiques (conjonctions de coordination et de subordination, adverbes et locutions adverbiales, etc), et des connecteurs textuels (formules de transition, d'anaphore, etc.).


ILLUSTRATION

Soient quatre propositions exprimables chacune par une phrase:

P: Le Général de Gaulle et le Chancellier Adenauer ont décidé d'unir leurs pays dans une alliance économique et politique.

P': En 1945, il a paru évident que la paix durable en Europe reposerait sur de bonnes relations franco-germaniques.

P'': La Realpolitik consiste à privilégier les solutions pratiques par rapport aux doctrines idéologiques.

P''': Les Français et les Allemands se sont combattus avec violence et tenacité au cours de trois guerres successives, en 1870-71, 1914-18 et 1939-44.

Ces quatre propositions peuvent former un texte car 1) elles sont toutes relatives à un même thème et 2) présentent entre elles des relations que l'on peut expliquer comme suit:

  • il existe une opposition entre P et P'''
  • il existe un rapport de conséquence entre P' et P (et donc de cause entre P et P')
  • il existe un rapport d'antériorité entre P''', P' et P (et donc de postériorité entre P', P'' et P''')
  • il existe un rapport de généralisation entre P et P'' (et donc de spécification entre P'' et P)

Ces rapports, toutefois, n'imposent ni ne suggèrent un ordre linéaire particulier. On peut donc représenter la structure profonde de ce texte comme suit:

On peut alors obtenir un texte en mettant ces propositions dans un ordre approprié (avec éventuellement quelques modifications de morphologie et/ou de syntaxe) et en explicitant certaines des relations à l'aide de connecteurs syntaxiques ou textuels:

«Les Français et les Allemands se sont combattus avec violence et tenacité au cours de trois guerres successives, en 1870-71, 1914-18 et 1939-44. Cependant, en 1945, lorsqu' il a paru évident que la paix durable en Europe reposerait sur de bonnes relations franco-germaniques, le Général de Gaulle et le Chancellier Adenauer ont décidé d'unir leurs pays dans une alliance économique et politique. C'est là un bon exemple de Realpolitik, qui consiste à privilégier les solutions pratiques par rapport aux doctrines idéologiques.»

On peut obtenir d'autres textes en mettant ces propositions dans un ordre différent et à l'aide d'autres connecteurs syntaxiques ou textuels:

«La Realpolitik consiste à privilégier les solutions pratiques par rapport aux doctrines idéologiques, comme on a pu le voir lorsque le Général de Gaulle et le Chancellier Adenauer ont décidé d'unir leurs pays dans une alliance économique et politique, bien que les Français et les Allemands se fussent combattus avec violence et tenacité au cours de trois guerres successives, en 1870-71, 1914-18 et 1939-44. En 1945, en effet, il a paru évident que la paix durable en Europe reposerait sur de bonnes relations franco-germaniques.»


EXERCICE D'APPLICATION

Composez deux autres textes à partir des même quatre propositions, en prenant soin de respecter les relations spécifiées ci-dessus. Ce texte pourra être formé de plusieurs phrases, mais aussi d'une seule phrase complexe


2. Qu'est-ce qu'un texte?

     
On pourra commencer par la notion qu'il s'agit concrètement d'une série de mots avec un début et une fin identifiables par divers marqueurs visibles, dont les titres et intertitres, la ponctuation, les alinéas, les «blancs» et autres procédés de mise en page. Ainsi, en feuilletant un magazine, par exemple, on repère très rapidement, sans même les lire, les divers types de textes qui le composent (articles, publicités, etc.). Intuitivement, nous saisissons donc le texte comme une forme de l'expression; reste à déterminer si possible ce qui le caractérise quant à la substance.

 
     Pour comprendre ce qu'est un texte du point de vue de la substance, on peut s'imaginer une maison en bois (à gauche) et un tas de planches ou morceaux de bois (à droite) et se demander ce qui les distingue.
     Immédiatement, nous saisissons qu'il existe entre les deux une différence, bien que, d'une certaine manière, on puisse décrire l'un et l'autre comme un «ensemble de morceaux de bois»: mais, lorsque l'on cloue ou visse ensemble quelques morceaux de bois, à partir de quel moment peut-on dire que l'on a affaire à une 'maison', et non plus à un 'tas de bois'?
 

      Ce casse-tête philosophique très ancien est facile à résoudre dans le cas d'un texte, et même, en y réfléchissant un peu, dans le cas de la maison.
      Le tas de bois, en effet, est un ensemble de matériaux bruts pouvant servir à construire toutes sortes de choses (une maison, un meuble, une palissade, un bâteau), mais qui, en tant que tel, ne remplit aucune fonction particulière, ne reflète aucune finalité précise et manifeste: même si l'on arrange les morceaux en fonction de leur taille ou de leur couleur, on ne changera pas le fait que le tas n'a, en soi, pas de fonction nécessitant une organisation spécifique.
     Par ailleurs, le tas n'a aucune véritable forme: on peut rajouter ou enlever des morceaux de bois, les bouger, les rempiler différemment sans changer sa nature de 'tas'; c'est même cette indifférenciation du point de vue de la forme que signifie le vocable de «tas».
     Fonction, et forme caractérisent en revanche la maison, qui n'est donc pas simplement une variante du «tas de bois»: Entre eux, la différence est qualitative, non quantitative: il ne suffit pas d'accumuler des morceaux de bois pour constituer une maison.
     De la même manière, un texte ne se résume pas à une accumulation de mots , mais se caractérise à la fois par sa fonction et sa forme.

  • Fonction: le texte est la manifestation concrète et spécifique d'un discours, qui est lui-même la mise en œuvre d'une compétence abstraite (la langue). Les spécialistes s'accordent à reconnaître quatre ou cinq grandes fonctions discursives:

    1. Rapporter des événements, raconter une histoire: fonction narrative
    2. Faire une description, indiquer les caractéristiques d'un objet, donner des informations: fonction explicative/descriptive
    3. Développer un point de vue, une opinion, un jugement: fonction argumentative
    4. Donner des suggestions, des conseils, des ordres, indiquer une procédure à suivre: fonction injonctive

Traditionnellement, on parle de «types textuels» pour désigner les textes qui correspondent à chaque fonction. Cette dénomination est trompeuse, d'abord parce qu'il est rare qu'un texte donné ne réalise qu'une seule fonction, ensuite parce que cette typologie semble réductrice: on peut distinguer une dizaine de fonctions communicatives et, de toute évidence, il existe des textes correspondant à chacune de ces fonctions. On utilisera donc le terme de «type textuel» en référence à un ensemble de formes ayant en commun certaines caractéristiques fondamentales.
Ainsi, le type «poème» subsumera des formes comme le sonnet, l'ode, l'idylle, le pantoum, le haïku, la ballade, le virelai, le poème en prose, etc. qui sont toutes caractérisées par deux fonctions dominante
s: exprimer (des sentiments, des idées) et manipuler le langage à des fins esthétiques.

  • forme: le texte possède—à la différence d'une simple accumulation de phrases—une unité, matérialisée par des éléments formels: par exemple, une introduction et une conclusion, des strophes ou des paragraphes. Ses composantes doivent fonctionner en synergie pour assurer cette unité. Théoriquement, un texte ne devrait pas comprendre de phrase qui peut en être retranchée sans que cette unité soit aucunement affectée, ou au contraire qui en compromet l'unité en ne participant pas à l'ensemble. Comme le corps a un squelette et la maison une charpente, le texte possède une structure propre, manifeste ou non. L'agencement des composantes y est soigneusement choisi pour assurer la clarté, l'efficacité, l'équilibre et l'harmonie de l'ensemble.

En fait, la forme d'un type textuel donné reste une notion abstraite—l'éidos platonicien—, et pour en déterminer les paramètre on se fie le plus souvent à un modèle (token) que l'on estime manifester le plus parfaitement cette forme (type). Ces textes «canoniques»—notion théologique, puis littéraire mais que l'on peut généraliser—permettent non seulement de déterminer ce qui relève ou non d'une forme donnée, mais d'élaborer une échelle de valeurs. Ainsi dans sa Poétique, Aristote s'appuie sur les tragédies de Sophocle pour établir à la fois ce qu'est une tragédie (par rapport à d'autres formes) et ce qui constitue une bonne tragédie.
      Si une telle hiérarchie reste discutable, il n'en reste pas moins légitime de postuler que certains éléments formels se révèlent généralement plus efficaces que d'autres pour remplir une fonction donnée. À moins de vouloir obtenir un effet très insolite, on n'écrit pas une petite annonce pour vendre sa voiture comme on écrit une carte postale à sa tante, un devoir d'histoire pour son professeur, une lettre de motivation pour briguer un emploi, ou un article de journal.
      Pour chaque fonction, on dispose de formes efficaces qui obéissent à des règles relativement précises. Toutefois, cette efficacité n'est pas immanente, puisqu'elle repose en grande partie sur l'attente du récepteur, et il est possible de subvertir les règles avec succès: paradoxalement, on tend à considérer comme les plus grands romanciers, poètes, dramaturges, etc. ceux qui ont «révolutionné» un type textuel en enfreignant les principes habituels de son élaboration.

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3. De l'écriture au texte

Qu'est-ce qu'un «bon» texte?

     «Bien écrire» n'a pas beaucoup de sens, car on n'écrit jamais dans l'abstrait—sauf pour des exercices scolaires! En réalité, on écrit toujours des textes, qu'ils se composent de quelques mots ou qu'ils remplissent des centaines de pages. Il est donc important de toujours se souvenir que le processus d'écriture mène à un texte, dont on considèrera les fonctions et les qualités pour déterminer comment on peut  «mieux écrire».
     On peut toujours commencer par formuler le descriptif générique d'un texte de qualité optimale:

1. Le texte, qui ne comporte ni redites ni répétitions inutiles, est organisé selon une structure claire, cohérente et efficace (quelle qu'elle soit), bien signalée par l'utilisation de la mise en page (paragraphes, alinéas) et de marqueurs textuels de transition (adverbes et locutions adverbiales notamment).
2. Cette structure sert avec efficacité les fonctions du texte (descriptive, narrative, expressive, argumentative, injonctive), qui apparaissent manifestes au lecteur.
3. Le niveau de langue (soutenu, normal ou familier) est approprié à ces fonctions.
4. La syntaxe (construction des phrases) reflète une grande variété de forme: propositions indépendantes, coordonnées et subordonnées; usage de propositions subordonnées relatives, gérondives, infinitives. On note un emploi judicieux de la ponctuation, y compris les tirets et les parenthèses. A moins de rechercher un effet stylistique particulier, on recourt de préférence aux phrases complexes plutôt qu'à l'accumulation de phrases simples.
5. Le vocabulaire (répertoire des mots utilisés) est à la fois varié et précis.
6. Dans les meilleurs cas, on notera une recherche stylistique pouvant aller de choix lexicaux délibérés à l'utilisation de figures (métaphores, litotes, zeugmes...), de périodes ou de cadences.
7. La morphologie (accords de genre et de nombre, désinences des verbes, constructions prépositionnelles, contractions...) ne comporte aucune incorrection, sauf dans l'utilisation délibérée d'un niveau de langue familier.
8. L'orthographe est également toujours correcte.

Remarquons que ce descriptif, pour la plupart, cherche à établir de manière positive les caractéristiques d'un bon texte, sauf dans le cas de l'orthographe et de la morphologie, dont la qualité se définit par l'absence d'erreurs, et donc de manière binaire (correct/incorrect)—il n'y a pas d'orthographe ni, généralement, de morphologie «meilleure» qu'une autre.
     Bien qu'un texte excellent soit forcément sans erreur, un texte sans erreur n'est donc pas forcément excellent. Le travail d'écriture—c'est-à-dire, presque toujours, de réécriture—s'accomplit dans la progression, qui ne se limite pas à éliminer les fautes, mais implique aussi de retravailler un texte déjà «acceptable» pour le rendre meilleur: plus clair, plus efficace, plus élégant...
     Améliorer la qualité de sa langue écrite demande donc un effort constant sur la longue durée; mais en dépistant systématiquement les erreurs et les points faibles les plus communs, en particulier ceux qui sont faciles à traiter «mécaniquement» (à l'aide d'un dictionnaire et d'un livre de grammaire si nécessaire), on parvient à atteindre rapidement un niveau de qualité «acceptable» ou «passable», palier obligé vers le bon, voire l'excellent.

     L'évaluation d'un texte donné pourra donc se faire par exemple sur une échelle à cinq niveaux (de l'excellent à l'insuffisant) appliqués à certains des critères ci-dessus. On donnera un coefficient supérieur aux critères proprement textuels—organisation, utilisation de la mise en page et de marqueurs—, de manière à ne pas privilégier les aspects les plus mécaniques et la «grammaire» (morphologie et syntaxe). Par ailleurs, on distinguera pour le vocabulaire et la syntaxe, la variété et la précision, afin de valoriser les efforts stylistiques sans négliger la correction: la variété implique une certaine prise de risque qui est ainsi récompensée, faute de quoi on risque de voir des textes utilisant de façons systématique un répertoire très limité mais très «sûr».
    La grille suivante, par exemple, permet d'obtenir un score numérique situé entre 12 et 60 points à partir de neuf critères distincts:

 

A - Excellent

B - Bon

C - Passable

D - Faible

F - Insuffisant

Texte organisé selon une structure claire, cohérente et efficace

15 pts

12 pts

9 pts

6 pts

3 pts

La structure est soulignée par l'utilisation de la mise en page et de marqueurs textuels (transitions)

10 pts

8 pts

6 pts

4 pts

2 pts

Les fonctions du texte et/ou son type sont manifestes pour le lecteur

5 pts

4 pts

3 pts

2 pts

1 pt

Le vocabulaire est varié

5 pts

4 pts

3 pts

2 pts

1 pt

Le vocabulaire est précis

5 pts

4 pts

3 pts

2 pts

1 ptt

La syntaxe est variée

5 pts

4 pts

3 pts

2 pts

1 pt

La syntaxe est précise

5 pts

4 pts

3 pts

2 pts

1 pt

La morphologie est précise

5 pts

4 pts

3 pts

2 pts

1 pt

L'orthographe est correcte.
5 pts
4 pts
3 pts
2 pts
1 pt
TOTAL entre 12 et 60 points          


Construire un texte
     Un proverbe populaire affirme qu'«Il ne faut pas courir avant d'avoir appris à marcher». Dès notre plus jeune âge, nous sommes exposés, en tant que récepteurs, à des textes très complexes, dont la familiarité peut nous induire à croire que nous pouvons à notre tour, spontanément, en produire de la même qualité. Dans la grande majorité des cas, il n'en est rien, et nous devons, patiemment, apprendre à construire des textes progressivement plus complexes, à la fois en apprenant des règles qui nous sont données, mais aussi par imitation. Le pastiche, qui consiste à écrire «à la manière de», est un excellent exercice qui permet de prendre conscience des particularités de chaque écriture, ce qu'on appelle communément le «style», afin de développer son style propre.

      Chez l'apprenant adulte de langue étrangère, la tentation est particulièrement forte de brûler les étapes pour tenter de produire dans la langue-cible des textes de complexité comparable à celle dont il est capable dans sa langue maternelle. C'est une grave erreur. En effet, on évite alors rarement le problème du calque, c'est à dire la transposition de structures (syntaxiques, morphologiques, sémantiques...) propres à une langue dans une autre, où elles ne fonctionnent pas du tout, ou pas de la même manière. Il vaut toujours mieux partir d'éléments «sûrs», relativement simples, dont vous savez qu'ils sont corrects parce que vous en avez déja vu ou entendu des exemples, et que vous allez combiner pour obtenir un résultat original, plus complexe, mais toujours assez peu «risqué».
     Lorsque vous avez conçu une première version de votre texte, reprenez-la pour identifier les sources d'erreur—même un locuteur natif en commet, ne serait-ce que par inattention—et les aspects à améliorer. Plusieurs relectures focalisées seront sans doute nécessaires (une pour le sens, une autre pour l'orthographe, une pour la morphologie...), et en fait préférables à une relecture globale.

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